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Comment comparer correctement deux offres de crédit ?
Deux offres de crédit ne se comparent ni par leur mensualité, ni même par leur taux affiché. Voici les quatre vérifications à faire avant de trancher, et l'ordre dans lequel les faire.

Publié le 10 août 2026 · 7 min de lecture
Quand deux banques répondent à une même demande, la tentation est de regarder d'abord la mensualité. C'est le chiffre le plus concret, celui qui va peser tous les mois sur le budget. C'est aussi celui qui renseigne le moins sur le coût de l'offre.
Une mensualité plus faible peut venir d'un meilleur taux — ou simplement d'une durée plus longue, qui coûtera davantage. Tant que les deux offres ne portent pas sur la même durée et le même montant, les mensualités ne sont pas comparables.
1. Ramener les deux offres au même format
C'est la seule étape réellement indispensable, et la plus souvent négligée. Avant toute comparaison, vérifiez que les deux propositions portent sur le même montant emprunté et la même durée. Si ce n'est pas le cas, demandez à chaque établissement une simulation sur la durée de l'autre.
2. Lire le TAEG, pas le taux nominal
Le taux nominal ne rémunère que le prêt. Il ignore les frais de dossier, le coût de la garantie et, selon les cas, l'assurance. Le taux annuel effectif global (TAEG) intègre l'ensemble des frais obligatoires pour obtenir le crédit : c'est le seul indicateur conçu pour permettre une comparaison.
Il figure obligatoirement sur toute offre de prêt et sur toute publicité chiffrée. Sa définition et son périmètre sont détaillés par Service-Public.gouv.fr.
| Élément | Taux nominal | TAEG |
|---|---|---|
| Intérêts du prêt | oui | oui |
| Frais de dossier | non | oui |
| Coût de la garantie | non | oui |
| Frais de courtage éventuels | non | oui |
| Assurance emprunteur | non | selon les cas |
Le périmètre exact de l'assurance dans le TAEG dépend du caractère obligatoire ou non de celle-ci : vérifiez ce point sur chaque offre.
3. Traiter l'assurance emprunteur à part
Sur un crédit immobilier long, l'assurance représente une part non négligeable du coût total. Deux points méritent votre attention.
- L'assiette de calcul. Une cotisation calculée sur le capital initial reste constante toute la durée du prêt. Calculée sur le capital restant dû, elle diminue au fil du remboursement. À taux affiché identique, le coût total diffère nettement.
- Le choix du contrat. L'assurance n'a pas à être souscrite auprès de la banque prêteuse : un contrat externe présentant des garanties équivalentes doit être accepté. Les conditions et les délais applicables sont décrits par les organismes officiels.
- Les quotités. Assurer chaque emprunteur à 100 % coûte davantage qu'une répartition 50/50, mais couvre bien mieux. Ce n'est pas seulement une question de prix.
4. Regarder ce qui ne se voit pas dans le taux
Certaines clauses ne changent pas le TAEG mais peuvent coûter cher plus tard, ou en faire économiser.
- Les conditions de remboursement anticipé : montant de l'indemnité, cas de dispense, possibilité de remboursements partiels réguliers.
- La modularité des échéances : pouvoir augmenter ou diminuer sa mensualité en cours de prêt est une souplesse réelle.
- La domiciliation des revenus et les produits associés parfois demandés en contrepartie du taux.
- Les frais de tenue de compte et le coût des services bancaires liés, qui ne figurent pas dans le TAEG mais s'ajoutent au budget.